Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Chers martyrs,
Nous voici, une fois de plus, réunis auprès de la sépulture des 9 jeunes Fourmisiens,
devenus célèbres dans l'histoire sociale de notre pays et même au-delà, pour avoir décidé de participer à la juste lutte pour l'amélioration de leurs conditions de travail, de leurs conditions de vie, en demandant les 3X8 : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil et 8 heures de loisirs, eux qui trimaient, parfois avant l'âge de 10 ans, 12 heures par jour, voire plus, sans parfois de repos hebdomadaire.
Il vous en a fallu du courage pour lutter contre cet ordre établi, tant cette vie de chien que vous viviez semblait, pour tous les résignés, somme toute normale, ce qui n'était pas votre cas et, par votre présence à ce défilé pacifique, à cette manifestation, vous le prouviez, le 1er mai 1891, ce beau jour qui s'annonçait se transforma en tragédie puisque les puissants vous volèrent votre vie, pourtant jeune et pleine d'avenir.
Depuis ce maudit jour, partout où on lutte, on évoque votre mémoire, on pense à vous et votre sacrifice redonne du tonus dans les moments de doute, inévitables dans les luttes ouvrières.
Puis votre génération a continué à lutter, suivie par les autres , pour toujours améliorer le sort du monde du travail et toutes ont été dignes de votre héritage, leur bilan est riche, ou plutôt était riche jusqu'en Mai 2007 et l'avènement du Président de la République actuel, qui se donne des faux airs de Napoléon dont il doit rêver toutes les nuits, et pas seulement en se rasant, qui est tout le contraire de Robin des Bois puisqu'il vole les pauvres pour donner aux riches .
C'est pourquoi aujourd'hui, devant cette tombe sacrée où vous reposez, nous prenons l'engagement de lutter pour garder les acquis que nos prédécesseurs nous ont légués, et même les améliorer, nous refusons :
- la volonté de voir tous les salariés mourir à leur poste de travail entre 60 et 70 ans exprimée par le pouvoir.
- la peur du lendemain engendrée par les suppressions d'emplois qui nous tombent dessus quotidiennement.
- l'érosion continue du pouvoir d'achat des salariés et des retraités qui s'enfoncent dans la précarité !
- la responsabilité de la crise engendrée par les profiteurs qui nous en font supporter les conséquences, crise non pas seulement financière mais preuve de la faillite du capitalisme, du libéralisme, qui nous emmène droit dans le mur et que l'humanisme, l'humanité n'auraient jamais dû laisser exister.
Le fruit des richesses produites doit être équitablement réparti, en fonction du
Travail fourni par chacun et c'est ce vers quoi nous devons tendre, c'est la seule voie possible pour un avenir meilleur.
Cette année, la municipalité de Fourmies, représentative des divers courants de pensées qui ont toujours existé au sein du mouvement ouvrier a décidé d'honorer encore plus votre mémoire en organisant, pour la première fois, un festival rassemblant à la fois votre souvenir, mêlé à de la création, mais aussi des divertissements, permettant ainsi à ceux qui souffrent de leurs difficultés, d'oublier, ne serait-ce qu'un instant, leurs soucis du quotidien.
Je pense sincèrement, que si vous pouviez voir ce que nous faisons, vous seriez fiers de vos descendants car, comme nous, vous n'étiez pas tristes ni résignés puisque vous chantiez même, avant le claquement sec de ces maudits fusils Lebel qui vous ravirent votre vie, en pleine jeunesse .
Je suis heureux aujourd'hui de constater l'unité de toutes les organisations syndicales, à Paris, à Lille , et dans toute la France mais surtout ici, à Fourmies, il est indispensable d'être soudés dans les luttes contre les mauvais coups de ce pouvoir autoritaire, anti-social et démagogue, d'oublier les divisions du passé et d'avancer groupés, déterminés, ça aussi, Emile, Gustave, Félicie, Ernestine, Kléber, Louise, Charles, Emile et Maria, vous en seriez fiers, merci à vous, chers amis syndicalistes qui avez défilé derrière la même banderole.
Votre corps n'est plus présent mais votre esprit nous habite toujours, donc vous n'êtes pas morts pour rien et, Victor Hugo l'avait écrit : « ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent », un autre poète à écrit « on ne meurt vraiment que lorsqu'on disparaît de la mémoire des gens », soyez donc assurés que vous êtes toujours parmi nous.
Vive la classe ouvrière !
Vivent les salariés !
Vive la France !
Vive Fourmies !
Alain BERTEAUX
Conseiller Régional Nord-Pas-de-Calais
Maire de FOURMIES.
Chers martyrs,
Nous voici, une fois de plus, réunis auprès de la sépulture des 9 jeunes Fourmisiens,
devenus célèbres dans l'histoire sociale de notre pays et même au-delà, pour avoir décidé de participer à la juste lutte pour l'amélioration de leurs conditions de travail, de leurs conditions de vie, en demandant les 3X8 : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil et 8 heures de loisirs, eux qui trimaient, parfois avant l'âge de 10 ans, 12 heures par jour, voire plus, sans parfois de repos hebdomadaire.
Il vous en a fallu du courage pour lutter contre cet ordre établi, tant cette vie de chien que vous viviez semblait, pour tous les résignés, somme toute normale, ce qui n'était pas votre cas et, par votre présence à ce défilé pacifique, à cette manifestation, vous le prouviez, le 1er mai 1891, ce beau jour qui s'annonçait se transforma en tragédie puisque les puissants vous volèrent votre vie, pourtant jeune et pleine d'avenir.
Depuis ce maudit jour, partout où on lutte, on évoque votre mémoire, on pense à vous et votre sacrifice redonne du tonus dans les moments de doute, inévitables dans les luttes ouvrières.
Puis votre génération a continué à lutter, suivie par les autres , pour toujours améliorer le sort du monde du travail et toutes ont été dignes de votre héritage, leur bilan est riche, ou plutôt était riche jusqu'en Mai 2007 et l'avènement du Président de la République actuel, qui se donne des faux airs de Napoléon dont il doit rêver toutes les nuits, et pas seulement en se rasant, qui est tout le contraire de Robin des Bois puisqu'il vole les pauvres pour donner aux riches .
C'est pourquoi aujourd'hui, devant cette tombe sacrée où vous reposez, nous prenons l'engagement de lutter pour garder les acquis que nos prédécesseurs nous ont légués, et même les améliorer, nous refusons :
- la volonté de voir tous les salariés mourir à leur poste de travail entre 60 et 70 ans exprimée par le pouvoir.
- la peur du lendemain engendrée par les suppressions d'emplois qui nous tombent dessus quotidiennement.
- l'érosion continue du pouvoir d'achat des salariés et des retraités qui s'enfoncent dans la précarité !
- la responsabilité de la crise engendrée par les profiteurs qui nous en font supporter les conséquences, crise non pas seulement financière mais preuve de la faillite du capitalisme, du libéralisme, qui nous emmène droit dans le mur et que l'humanisme, l'humanité n'auraient jamais dû laisser exister.
Le fruit des richesses produites doit être équitablement réparti, en fonction du
Travail fourni par chacun et c'est ce vers quoi nous devons tendre, c'est la seule voie possible pour un avenir meilleur.
Cette année, la municipalité de Fourmies, représentative des divers courants de pensées qui ont toujours existé au sein du mouvement ouvrier a décidé d'honorer encore plus votre mémoire en organisant, pour la première fois, un festival rassemblant à la fois votre souvenir, mêlé à de la création, mais aussi des divertissements, permettant ainsi à ceux qui souffrent de leurs difficultés, d'oublier, ne serait-ce qu'un instant, leurs soucis du quotidien.
Je pense sincèrement, que si vous pouviez voir ce que nous faisons, vous seriez fiers de vos descendants car, comme nous, vous n'étiez pas tristes ni résignés puisque vous chantiez même, avant le claquement sec de ces maudits fusils Lebel qui vous ravirent votre vie, en pleine jeunesse .
Je suis heureux aujourd'hui de constater l'unité de toutes les organisations syndicales, à Paris, à Lille , et dans toute la France mais surtout ici, à Fourmies, il est indispensable d'être soudés dans les luttes contre les mauvais coups de ce pouvoir autoritaire, anti-social et démagogue, d'oublier les divisions du passé et d'avancer groupés, déterminés, ça aussi, Emile, Gustave, Félicie, Ernestine, Kléber, Louise, Charles, Emile et Maria, vous en seriez fiers, merci à vous, chers amis syndicalistes qui avez défilé derrière la même banderole.
Votre corps n'est plus présent mais votre esprit nous habite toujours, donc vous n'êtes pas morts pour rien et, Victor Hugo l'avait écrit : « ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent », un autre poète à écrit « on ne meurt vraiment que lorsqu'on disparaît de la mémoire des gens », soyez donc assurés que vous êtes toujours parmi nous.
Vive la classe ouvrière !
Vivent les salariés !
Vive la France !
Vive Fourmies !
Alain BERTEAUX
Conseiller Régional Nord-Pas-de-Calais
Maire de FOURMIES.
