discours du 14 Juillet 2009

CEREMONIE AU MONUMENT AUX MORTS 14 JUILLET 2009
DISCOURS DE MONSIEUR LE MAIRE


Mesdames,
Messieurs,



Le 14 juillet, fête nationale ! Comme nous le rappelait Jules Michelet, « si ce jour s'est inscrit dans la mémoire des hommes, c'est que la nation toute entière, sans distinction de parti, sans connaître encore les oppositions de classes, marcha sous un drapeau fraternel ».
Que retenir aujourd'hui de cet écrit, tout d'abord que rares ont été les épisodes de notre histoire où la nation toute entière fit cause commune, certains allant même jusqu'à s'allier avec l'ennemi, pour des raisons de classe et d'intérêts égoïstes.
Le 14 juillet,c'est avant tout l'anniversaire de la prise de la Bastille, symbole,s'il en est, de l'oppression par la royauté et ses valets,de cette prison qu'on aurait dû conserver dans un écrin où l ceux dont nous sommes, nous ici, les descendants mais que la classe dirigeante se hâta de faire démolir, il n'en reste plus aujourd'hui qu'un carrefour : la Place de la Bastille comme si on voulait nous faire oublier qu'il y a encore tant de bastilles à prendre, à reprendre.
Rappelons le : la révolution, et en particulier le 14 juillet, est à l'origine de la rédaction de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, déclaration à laquelle renvoie notre actuelle constitution mais qui reste encore trop souvent un v½u pieux. C'est pourtant une période clé de notre histoire que l'on peut associer à la naissance de grands idéaux.

Avons-nous atteint l'objectif que s'étaient fixé nos ancêtres de 1789 ? Georges Clémenceau disait en parlant de la démocratie : « C'est, en effet, une ½uvre constructive qui nécessite l'effort et l'union de tous »,on est pourtant en ce moment dans une phase de déconstruction de la démocratie.

Liberté, Egalité, Fraternité, c'est sur ces trois piliers qu'est née la France d'aujourd'hui !

LA LIBERTE, voilà le mot qui était sur toutes les lèvres, déjà elle s'inscrivait dans les essais de Montaigne, comme dans l'½uvre de Rabelais, dans celle de Montesquieu avec l'esprit des Lois, dans le contrat social de Jean Jacques ROUSSEAU, qui en exprima toute la grandeur en ces termes : « Renoncer à sa liberté, c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs ».mais peut-on vraiment parler aujourd'hui Liberté quand des pans entiers de son champ n'existent plus : celle de travailler, celle de se loger, celle de se soigner, celle de vivre tout simplement.

L'EGALITE, quel plus bel idéal ! Jefferson l'a parfaitement définie dans le préambule de la Constitution des Etats-Unis dont l'anniversaire précède de quelques jours la célébration de notre fête nationale : « L'égalité est une égalité de droits ». Tous les hommes sont égaux, disait Coluche, mais il y en a qui sont plus égaux que les autres, c'est de plus en plus vrai, pendant que certains accumulent, sans se laisser étouffer par le moindre scrupule, des fortunes rapides et insolentes, l'immense majorité des autres voient leur niveau de vie diminuer.
A quoi sert d'amasser tellement d'argent qu'on ne vivra jamais assez longtemps pour le dépenser, les frénétiques de la fortune ont-ils déjà vu un coffre-fort suivre un cercueil, et même si ça arrivait, ça leur permettrait juste d'être le mort le plus riche du cimetière, vous parlez d'un idéal.

Mais que seraient la liberté et l'égalité, sans LA FRATERNITE ? Nos problèmes quotidiens nous font, trop souvent, oublier que l'entraide est la condition indispensable à tout progrès social, car tout n'est pas ici du domaine de la loi. Cette dernière ne peut contraindre les hommes à s'aider les uns les autres,heureusement, elle existe encore cette fraternité malgré le fait que le système capitaliste moribond sous le joug duquel nous vivons aujourd'hui cultive, car c'est sa nature même,l'égoïsme, le repli sur soi, certains sont encore capables de solidarité.

En 1936, il y a plus de 70 ans, le train du progrès social était sur les rails : la mécanisation libère l'homme, le développement des sciences et des techniques permet le progrès social, le droit aux loisirs, le droit de se projeter dans l'avenir.

Soixante treize ans après, nous poursuivons les efforts et maintenons le cap tout en conduisant le train autrement pour éviter que le progrès ne déraille.

Y a-t-il une tâche plus noble, pour une société, que de créer un avenir à sa jeunesse ? Y a-t-il une préoccupation plus importante que d'apporter plus de justice et de sécurité à ses enfants ? Y a-t-il objectif plus réaliste que d'associer développement et bien être de tous ?

Ce sont ces vérités qui ont uni des générations dans leur diversité sociale : être à l'écoute de toutes les injustices de ce monde, de toutes les idées inacceptables fondées sur le non-respect de l'autre, le racisme ou le mépris entre les peuples, entre les religions.Nous vivons une période de remise en cause des acquis sociaux, jamais accordés mais toujours conquis et nous devons amplifier la résistance à tous les mauvais coups qui nous sont quotidiennement assénés.
Cette résistance, comme dans les moments les plus sombres de notre Histoire,elle est indispensable car elle est le seul moyen de rester fidèles aux idéaux de nos anciens, les révolutionnaires de 1789 : Liberté,Egalité ,Fraternité, ces 3 mots qui figurent au fronton de notre Hôtel de Ville, ne doivent pas rester que des mots, ils doivent connaître leur traduction dans notre vie de tous les jours.
Sachons nous en montrer dignes et faisons tout pour qu'ils ne pensent pas « tout ça pour ça ! ».


Ayons toujours au c½ur, Citoyennes, Citoyens, ces vérités fondamentales et maintenons le train du progrès sur les rails,aiguillons le sur la bonne voie car ce sont nous et nos descendants qui en sommes les passagers.

Vive la République
Vive la France
Vive Fourmies
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# Posté le dimanche 19 juillet 2009 12:52

cérémonie du 08 mai 2009


CEREMONIE DU 8 MAI 1945
DISCOURS DU MAIRE 2009






Le temps n'efface rien. Au plus, apaise-t-il les douleurs.

Au mieux, ouvre t-il la porte au souvenir, à la mémoire, à l'histoire.

Telles sont les raisons profondes qui nous réunissent aujourd'hui, tels sont, joints à l'Hommage National dû à ces hommes et ces femmes qui contribuèrent à la renaissance de notre pays, les impératifs qui guident notre démarche.

Tels sont les devoirs qui sont les nôtres ces années après les faits, d'être les gardiens vigilants et scrupuleux de cette mémoire, alors que jour après jours les témoins disparaissent, et que se manifestent, malgré notre souci de vigilance, des révisions de ce qui fût, au profit du mensonge.

Le 8 mai 1945, grâce à l'union des Forces Françaises Libres, des combattants de la résistance, grâce aux soldats des armées alliées et de l'armée d'Afrique, l'Europe se libérait du joug de l'occupant nazi et de ses forces supplétives, les collabos de toutes sortes

Une victoire totale mais ô combien dévoreuse de vies humaines civiles et militaires. Quatre années où l'espérance de la résurrection de la Patrie, portée jusqu'au sacrifice dans l'honneur et l'abandon de soi par des femmes et des hommes de toutes conditions, de toutes convictions avaient dans cette mémoire occulté le quotidien d'autres femmes, d'autres hommes.

Le discours du Vélodrôme d'hiver, l'hommage rendu aux justes de France, éclaircissent cette mémoire, notre mémoire ; éclairent ces années d'une lumière de vérité, plaçant les responsabilités des uns au c½ur de la lâcheté des autres surtout présente au plus haut niveau de l'Etat.

Plus de 60 ans après la fin de ce conflit, désormais, plus aucun doute n'est permis ; au risque de négationnisme, nous opposons qu'il n'existe et n'a jamais existé deux France, alors qu'une partie faillissait dans le déshonneur et la collaboration, l'autre tentait de relever les valeurs qui soudent notre République, de Liberté, d'Egalité et de Fraternité.

Que l'on juge par ces quelques chiffres effroyables : 55 millions de victimes, 35 millions de blessés, 3 millions de disparus, 1, 5 millions de personnes tuées lors des bombardements aériens, 30 millions de civils tués parmi lesquels 6 millions de juifs ; traqués, chassés, assassinés par les nazis pour la seule raison d'être nés juifs mais aussi les millions d'handicapés, d'homosexuels, d'anti-fascistes au premier rang desquels les communistes que De Gaulle dénomma « Le Parti des fusillés ».

Cette France combattante, à Londres, dans les maquis, dans les Forces Françaises Libres qui de l'Afrique à Strasbourg participèrent à toutes les batailles pour que la France fasse partie des nations victorieuses en 1945.

Avec vous, je veux rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui, quelles que soient leur condition sociale, leurs croyances se sont dressés contre l'occupant nazi, contre le régime de Vichy et sa milice.

Guy MOQUET, dans les derniers mots écrits à sa mère disait « vous qui restez, soyez dignes de nous » et ce n'est pas l'utilisation abusive voire frauduleuse de son nom par Sarkozy qui nous fera oublier qu'il était des nôtres.

C'est avec à l'esprit ces paroles que la Résistance continua son combat et réussit malgré les larmes, malgré le sang, malgré la haine et la trahison à vaincre et faire triompher les valeurs de la République et de la démocratie sur la barbarie, la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme, hélas toujours prêts à ressurgir.

La signature de Mai 1945, ouvrait pour la France de nombreux et difficiles chantiers. L'histoire est là pour nous montrer qu'elle su y faire face avec grandeur et générosité.

Aux jeunes générations d'y rester fidèles. Qu'elles gardent toujours à l'esprit que l'humiliation et l'intolérance, qu'elles soient idéologiques ou religieuses, conduisent toujours dans l'impasse de la violence et, souvent hélas, de la guerre.

Vive la Paix !
Vive la République !
Vive la France !
Vive Fourmies !
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# Posté le vendredi 15 mai 2009 13:00

les Eclats de Mai

les Eclats de Mai

Le 1er Mai 2009,la mémoire de nos 9 victimes du 1er Mai 1891, a été encore mieux honorée que d'habitude.

En effet, la municipalité a, à ma demande, organisé un festival dénommé " Les Eclats de Mai" pour la

première fois, il aura lieu tous les deux ans, le prochain en 2011, nous commémorerons le 120 ème

anniversaire, très dignement et, pour être fidèles à la mémoire de nos martyrs qui ont offert le 1er Mai

à la France, de façon revendicative mais aussi festive.

Revenons un instant sur la 1er édition qui s'est déroulée sur 3 jours.

Merci à mes collègues élus qui se sont investis dans cet évènement, et à tous nos agents des services

culturels et techniques qui se sont dépensés sans compter.


Alain BERTEAUX

Maire de Fourmies
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# Posté le dimanche 10 mai 2009 14:37

ceremonie 1er mai 2009 salle de bals

ceremonie 1er mai 2009 salle de bals
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Chères concitoyennes,
Chers concitoyens,

Chers Elus,

Permettez-moi tout d'abord, aux noms des Elus du Conseil Municipal qui m'entourent et donc de tous les Fourmisiens qu'ils représentent, de vous saluer vous toutes et vous tous, récipiendaires de la médaille du travail du travail ainsi que les membres de vos familles qui vous accompagnent.

Ce matin, vous êtes 7 à compter parmi ceux que la France a souhaité honorer.

C'est pour moi un honneur de vous recevoir ici au Théâtre Municipal afin de célébrer ensemble ce moment très important pour chacun et chacune d'entre-vous.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, vous le savez tous mes fonctions de Maire m'amènent tout au long de l'année à célébrer des commémorations, à fêter des évènements et à remettre des médailles.

Celle du 1er mai, je vous le redis cette année avec émotion, me tient tout particulièrement à c½ur, car en un petit quart d'heure, je vais avec vous faire un petit voyage à travers l'histoire de l'Humanité et avec vous, faire un court voyage à travers votre vie.

Forte de sa symbolique, cette cérémonie possède une double signification :

Le 1er mai, c'est en effet, la fête du monde du travail et le rappel nécessaire de sa longue et difficile marche vers toujours plus de dignité.

Avec énergie, avec volonté, avec foi, avec leurs organisations, ces femmes et ces hommes ont mené des combats, essuyé certes des défaites, mais aussi remporter des victoires dont nous bénéficions aujourd'hui.

La misère innommable au 19ème siècle a disparu. Des progrès fantastiques ont été faits, mais chacun le sait : il y a encore trop de misère aujourd'hui dans le monde, en Europe et France même. Il y a surtout de nouvelles formes de misères, souvent aussi plus difficiles à vivre d'autant qu'elles s'accompagnent d'une immense solitude de celles et ceux qui en sont les victimes.

C'est pourquoi, si fêter le 1er mai, c'est remercier et honorer celles et ceux qui, avant nous, ont lutté pour améliorer nos conditions de vie et de travail, pour plus de pouvoir d'achat, pour plus de loisirs, pour moins d'injustice, fêter le 1er mai en 2009, c'est toujours lutter contre le chômage, pour le droit au travail et à la dignité, pour le refus des exclusions sous toutes leurs formes, pour le respect du à chacun dans son travail et dans sa vie.

En 2009, le mal demeure et ronge nos sociétés industrielles : le chômage avec son cortège de misères et de marginalisations, et ce, quelques soient les méthodes « comptables » (ou pires qui veulent nous faire croire qu'il recule).

Et je le redis aujourd'hui une fois encore et quelques soient les ministres en place : quel drame quand le premier « emploi » d'un jeune, c'est le chômage ! Quel drame quand le dernier « emploi » d'un adulte, c'est le chômage !

La longue marche vers la dignité du travailleur est donc loin d'être finie, le chômage reste aujourd'hui le principal adversaire de notre avenir et l'inégalité des citoyens face à ce fléau le premier facteur et la première cause d'éclatement de nos sociétés et souvent de violence.

Mais pour vous ici réunis, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les récipiendaires, c'est aussi votre fête.

En vous remettant ce diplôme, c'est une période importante de votre vie que nous matérialisons, que nous identifions et que nous fêtons ensemble.

C'est aussi pour chacun d'entre vous le moment d'un bilan, d'un petit retour en arrière, d'un voyage dans votre passé personnel.

Permettez-moi très simplement et très humainement de vous souhaiter que ce retour dans votre passé vous rende serein et satisfait , content de la tâche accomplie, des amis rencontrés, des relations nouées, des convivialités redécouvertes, des tâches et actions réussies.

Je vais maintenant poursuivre cette cérémonie par une remise individuelle de diplômes.

Du fond du c½ur, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je suis fier, en tant que Maire de notre ville, de vous fêter et vous décorer.


Félicitations à tous ! Et bonne fête du 1er mai 2009
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# Posté le mardi 05 mai 2009 08:50

Modifié le mardi 05 mai 2009 09:23

discours 1er mai 2009

discours 1er mai 2009
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Chers martyrs,

Nous voici, une fois de plus, réunis auprès de la sépulture des 9 jeunes Fourmisiens,
devenus célèbres dans l'histoire sociale de notre pays et même au-delà, pour avoir décidé de participer à la juste lutte pour l'amélioration de leurs conditions de travail, de leurs conditions de vie, en demandant les 3X8 : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil et 8 heures de loisirs, eux qui trimaient, parfois avant l'âge de 10 ans, 12 heures par jour, voire plus, sans parfois de repos hebdomadaire.

Il vous en a fallu du courage pour lutter contre cet ordre établi, tant cette vie de chien que vous viviez semblait, pour tous les résignés, somme toute normale, ce qui n'était pas votre cas et, par votre présence à ce défilé pacifique, à cette manifestation, vous le prouviez, le 1er mai 1891, ce beau jour qui s'annonçait se transforma en tragédie puisque les puissants vous volèrent votre vie, pourtant jeune et pleine d'avenir.

Depuis ce maudit jour, partout où on lutte, on évoque votre mémoire, on pense à vous et votre sacrifice redonne du tonus dans les moments de doute, inévitables dans les luttes ouvrières.

Puis votre génération a continué à lutter, suivie par les autres , pour toujours améliorer le sort du monde du travail et toutes ont été dignes de votre héritage, leur bilan est riche, ou plutôt était riche jusqu'en Mai 2007 et l'avènement du Président de la République actuel, qui se donne des faux airs de Napoléon dont il doit rêver toutes les nuits, et pas seulement en se rasant, qui est tout le contraire de Robin des Bois puisqu'il vole les pauvres pour donner aux riches .

C'est pourquoi aujourd'hui, devant cette tombe sacrée où vous reposez, nous prenons l'engagement de lutter pour garder les acquis que nos prédécesseurs nous ont légués, et même les améliorer, nous refusons :
- la volonté de voir tous les salariés mourir à leur poste de travail entre 60 et 70 ans exprimée par le pouvoir.
- la peur du lendemain engendrée par les suppressions d'emplois qui nous tombent dessus quotidiennement.
- l'érosion continue du pouvoir d'achat des salariés et des retraités qui s'enfoncent dans la précarité !
- la responsabilité de la crise engendrée par les profiteurs qui nous en font supporter les conséquences, crise non pas seulement financière mais preuve de la faillite du capitalisme, du libéralisme, qui nous emmène droit dans le mur et que l'humanisme, l'humanité n'auraient jamais dû laisser exister.

Le fruit des richesses produites doit être équitablement réparti, en fonction du
Travail fourni par chacun et c'est ce vers quoi nous devons tendre, c'est la seule voie possible pour un avenir meilleur.

Cette année, la municipalité de Fourmies, représentative des divers courants de pensées qui ont toujours existé au sein du mouvement ouvrier a décidé d'honorer encore plus votre mémoire en organisant, pour la première fois, un festival rassemblant à la fois votre souvenir, mêlé à de la création, mais aussi des divertissements, permettant ainsi à ceux qui souffrent de leurs difficultés, d'oublier, ne serait-ce qu'un instant, leurs soucis du quotidien.

Je pense sincèrement, que si vous pouviez voir ce que nous faisons, vous seriez fiers de vos descendants car, comme nous, vous n'étiez pas tristes ni résignés puisque vous chantiez même, avant le claquement sec de ces maudits fusils Lebel qui vous ravirent votre vie, en pleine jeunesse .

Je suis heureux aujourd'hui de constater l'unité de toutes les organisations syndicales, à Paris, à Lille , et dans toute la France mais surtout ici, à Fourmies, il est indispensable d'être soudés dans les luttes contre les mauvais coups de ce pouvoir autoritaire, anti-social et démagogue, d'oublier les divisions du passé et d'avancer groupés, déterminés, ça aussi, Emile, Gustave, Félicie, Ernestine, Kléber, Louise, Charles, Emile et Maria, vous en seriez fiers, merci à vous, chers amis syndicalistes qui avez défilé derrière la même banderole.

Votre corps n'est plus présent mais votre esprit nous habite toujours, donc vous n'êtes pas morts pour rien et, Victor Hugo l'avait écrit : « ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent », un autre poète à écrit « on ne meurt vraiment que lorsqu'on disparaît de la mémoire des gens », soyez donc assurés que vous êtes toujours parmi nous.

Vive la classe ouvrière !
Vivent les salariés !
Vive la France !
Vive Fourmies !


Alain BERTEAUX
Conseiller Régional Nord-Pas-de-Calais
Maire de FOURMIES.

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# Posté le mardi 05 mai 2009 08:43

Modifié le mercredi 06 mai 2009 04:49